Bienveillance: comment débuter?

Comment débuter en Education bienveillante et positive? Grande question que beaucoup se posent. Voici 10 clefs pour commencer sereinement, à son rythme pour soi et son entourage.

Girafe bienveillante

  1. Connaître et accepter ses difficultés.
  2. Définir les comportements et situations qui doivent changer .
  3. Verbaliser et proposer ce changement à son conjoint et ses enfants.
  4. Se documenter.
  5. S’entourer de personnes bienveillantes et s’éloigner des contacts nocifs.
  6. Préparer des outils pour s’encourager en famille.
  7. Se lancer des défis hebdomadaires en douceur.
  8. Noter les petits changements quotidien.
  9. Rencontrer d’autres parents
  10. Travailler sa confiance en soi et déculpabilisez.

En pratique, ces 10 clefs font référence à de nombreuses situations, plus ou moins difficiles à appréhender pour le novice. Voyons donc cela plus en détails.

{10 clefs à portée de tous}

 

  1. Connaître et accepter ses difficultés.

Généralement, lorsqu’un adulte verbalise son besoin d’arrêter de crier, de s’épuiser, de voir son enfant grandir sans hurler, ou se rebeller, c’est déjà qu’un pas énorme a été fait. En effet, l’envie de changer est présente et la motivation vient avec. Vous avez déjà « jouer » à convaincre quelqu’un qui refuse catégoriquement d’entendre ce que vous dites que les arguments soient scientifiques, affectifs, logiques ou rien de tout cela. Une personne qui ne souhaite pas le changement, ne changera pas.

En attendant, vous voulez ce changement. Détendez-vous, c’est indispensable. Accepter de ne pas savoir que d’autres méthodes, approches, pédagogies existent? Accepter d’être humain et d’avoir cru, de vous être fier à ce qui vous a été appris.

L’idée, ici, n’est pas de se trouver des excuses. Mais bien de faire le point. Pourquoi avez vous telle ou telle réaction? Qu’est-ce qu’implique ce comportement de votre part et pour votre entourage? D’où vous vient une telle réaction? Avez-vous appris des techniques pour gérer vos émotions par le passé?

L’histoire de chaque individu renferme des trésors d’explications de ce qu’il est. N’hésitez pas à fouiller un peu pour mieux avancer, uniquement.

2. Définir les comportements et situations qui doivent changer.

Pour débuter sereinement et voir ses avancées, le plus efficace est de noter sur un papier, dans un carnet les dix comportements ou/et situations qui vous chagrinent, voire vous font beaucoup de mal.

Rien de plus simple que de les lister. Si vous avez besoin de noter avec précision, faites-le. Nous avons tout de même tendance à oublier par la suite.

Une fois, cette liste établie, classez-la. Choisissez le comportement le plus facile à changer en premier pour aller vers le plus difficile.

Gardez précieusement ce document pour la suite.

3. Verbaliser et proposer ce changement à son conjoint et ses enfants.

Lorsque cela touche à l’éducation ou au rapport à l’autre, il est quand même bien plus simple de s’organiser en équipe soudée. Lancez une réunion de famille sous la forme que vous souhaitez: complètement officieusement ou carrément officiel. Certaines familles lancent des apéros famille pour pouvoir échanger régulièrement sur tous les sujets qui les touchent. C’est une idée sympathique, surtout lorsque chaque membre de la famille prépare l’apéritif.

Ensuite, et une fois tout le monde bien installé, posez une règle simple: chacun parle à la première personne de son ressenti et de ses envies. Aucun « tu » ne doit être prononcé. Pourquoi ? Parce que vous souhaitez une discussion constructive avec des échanges constructifs. Pas un réglement de compte à OK Coral. Une fois la règle acceptée, vous pouvez montrer l’exemple et lancer le sujet simplement. « Je voudrais arrêter de crier », « je voudrais être plus zen », « je voudrais qu’on passe plus ensemble, « je voudrais qu’on ait des repas plus calme ». Et là, surtout enchaînez avec quelque chose du type « ça vous dirait? Comment peut-on faire? » L’échange est ouvert! C’est parti!

Proposez également de prendre note des choix voté en famille. Ainsi, vous serez tous d’accord de manière commune et pourrez tous revenir vers vos notes le jour où une difficulté se présente. Ne tardez jamais après un tel échange à mettre en place des outils, sinon effet soufflé aux fromages ratés garanti.

Cf point 6

 

4. Se documenter.

Alors là, il y a de quoi faire !!! Des auteurs sur le sujet pullulent. Attention tout de même, il y a ceux pour lesquels, tout le monde s’accorde à dire que ce sont des incontournables et ceux qui proposent des méthodes pas si bienveillantes.

Dans le même sujet, les bloggeurs abondent.

Besoin d’une liste des principaux d’ouvrages incontournables et de bloggeurs à suivre. Faites le savoir en commentaire ou par message interposé. Je mettrais un article de ce type au programme de mes publications en fonction des demandes.

5. S’entourer de personnes bienveillantes et s’éloigner des contacts nocifs.

Ce conseil est valable dans la vie de tous les jours, même éloigné de tout autre concept. Le négatif appelle le négatif. Sortez de cette spirale par le positif. Des personnes qui vous jugent, vous rabaissez, profite sans ménagement de votre gentillesse ne sont pas des amis. Parfois, les chemins convergent et parfois ils divergent. Il est appréciable de prendre le bon et de laisser le mauvais.

Bien souvent dans les relations d’amicales, il est oublié que donner son sentiment est appréciable lorsqu’il est demandé. Il est souvent important d’écouter, pas de trouver la solution au problème de l’autre; et encore moins de juger la situation. Des personnes bienveillantes chercheront à comprendre sans en dire plus, à vous rassurer au mieux de leur possibilité.

A vous de voir ce qu’il en est, et d’y réfléchir posément.

6. Préparer des outils pour s’encourager en famille.

Lorsque l’on se pose en éducation bienveillante, il y a des règles. Pas des interdits. Pour la différence, allez faire un tour sur L’éducation bienveillante, comment ? Mais comment se souvenir des règles ? Cela est très simple, utilisez des outils à la portée de tous, adaptés à l’âge de chacun telle qu’une charte des règles de la famille.

En pratique, il y a différentes méthodes sous forme d’activité ludique en fonction de l’âge. Si cela vous intéresse, pensez à me le dire afin que je prévois un article pratique sur le sujet.

7. Se lancer des défis hebdomadaires en douceur.

Reprenez votre liste de comportements/situations à faire évoluer. Vous avez sous les yeux vos défis. Programmez un changement après l’autre. Laissez-vous une semaine, deux semaines, un mois si nécessaire pour changer réellement et durablement ce qui pose soucis.

J’entends des « mais si c’est le comportement de l’enfant qui doit changer ». Ah ah. Grande question, hein. Comment faire ? Et bien déjà, je vais vous faire une confidence simplissime mais tellement réaliste: lorsque le parent change de comportement et d’approche, qu’il adopte des techniques, qu’il cherche, qu’il discute, qu’il explique ce qu’il fait avec son enfant, l’enfant change avec le parent. Etonné ? Et pourtant tellement pleins de vérités. Un enfant apprend par imitation. Même l’adulte en relation à l’autre adopte les comportements de son voisin. Vous n’avez jamais remarqué ? Faites le test et observez deux personnes qui discutent. Les petits gestes de l’un vont au cours de la conversation être repris par l’autre protagoniste; et vice-et-versa. Ainsi, si je me gratte systématiquement le nez à chaque fin de phrases, mon interlocuteur risque fortement d’en faire de même. Si je prends telle ou telle position, cela arrive également. Cela est dû à notre cerveau et à nos copains les neurones, plus précisément les neurones miroirs. Toutefois, cela étant une autre histoire, je vous la proposerais une autre fois. Retenez simplement que rien n’est dû au hasard et que les efforts de l’adulte patient deviendront ceux de l’enfant également.

Pour revenir à notre septième point, prenez le temps du changement. Plus vous serez rigoureux, patient, serein, plus vos changements seront durables et efficaces. C’est comme en sport ou pour l’alimentation.

8. Notez les petits changements du quotidien.

Je vous conseille fortement d’écrire vos prouesses et vos petites faiblesses de manière quotidienne afin de sentir l’évolution, les changements du plus petit au plus important. Il n’est pas évident lorsque l’on a le nez sur nos soucis et nos courses poursuites quotidiennes de sentir cette évolution. Attrapez un carnet, glissez y trois lignes et deux énervements, vous n’en serez que plus motivés. Si le coeur vous en dit, faites-en un blog !

Ecrire, c’est avoir un regard neuf sur la situation. Ecrire, c’est mettre à distance. Ecrire, c’est se détendre.

D’ailleurs je suis tellement zen à vous écrire avec ce bon vent frais par cette journée de chaleur torride.

 

9. Rencontrer d’autres parents.

Généralement, nous avons la chance d’être entouré d’amis d’enfance, de la famille, et de connaissances. Généralement. Mais parfois, nous devenons parents un peu seul. Déjà devenir parent est prenant mais c’est également isolant. Entre la fatigue, l’incompréhension, le refus du changement que l’on retrouve dans les remarques de certains, et nos propres doutes et questionnements, il y a de quoi devenir dingue. Heureusement, nous sommes plutôt bien constitués et nous avons tout de même de nombreuses solutions.

Et là, je vais vous dire : VIVE LES RESEAUX SOCIAUX !!!

Oui incroyable mais vrai. Les réseaux sociaux sont devenus des sources de groupes parentaux mais pas que. Néanmoins, aujourd’hui, je ne vous parlerais que de cet aspect.

Si vous n’êtes pas l’heureux parents d’un pirate ou d’une princesse qui va déjà à l’école, si vous êtes loins des vôtres ou qu’il est grand temps de renouveller vos relations pour être plus proche de votre quotidien, c’est une solution tout à fait acceptable.

Tentez, vous ne perdrez rien sauf si vous n’essayez pas.

10. Travaillez votre confiance en vous et déculpabilisez.

Culpabilité: « Sentiment de faute ressenti par un sujet, qu’elle soit réelle ou imaginaire. » Voilà ce que nous dit le Larousse.

Pourquoi ressentons-nous de la culpabilité? Très simplement parce que la société entière nous matraque depuis la naissance qu’il faut être au top de ses possibilités.

YAKAFOKE…

Nous avons été élevé avec des notions de compétition. Loin de moi l’idée de dire que cela est bien ou mal. Je dis uniquement que c’est le cas et qu’une belle fourchette d’émotions existent lorsque nous nous sentons en échec. Ce que je retiens en tout cas est que le sentiment de faute peut être imaginaire. Il s’agit d’un sentiment. Bien qu’il soit certainement profond, il n’est pas forcément le reflet de la réalité.

De plus, en quoi la culpabilité nous aide dans le cas présent ? Ce qui est passé est passé. Bien qu’il faille s’en servir pour avancer, il n’est pas non plus indispensable de se flageller.

Le fameux « la solution est en vous » me revient systématiquement. Regardez vers l’avenir. Ecoutez votre coeur. En fait, inconsciemment au moins vous savez très bien quoi faire.

La plupart du temps, ce qu’il manque aux parents ce sont des techniques et des outils. Personne ne parle de méthode lorsque l’on prévoit de devenir parents. Personne n’explique que c’est un vaste monde, un vaste monde passionnant qui apporte beaucoup. Même pire, il m’a été argumenté de manière moqueuse que de nos jours, il fallait avaler un manuel pour être parent. Cela m’a fait sourire. Bien sûr que lire tous les ouvrages possibles ne vous rendra pas meilleurs parents. Par contre, ils vous aideront à mieux connaître les besoins de votre enfant, et à savoir y répondre de manière logique. Ils vous donneront des clefs pour rester serein au moins une partie de l’année et vous permetront d’accepter vos histoires familiales, tout comme le fait que vous êtes un être humain avec des sentiments qui ne demandent qu’à être exprimé; comme votre enfant dès son plus jeune âge. Chacun a le droit à la joie mais aussi à la peur, à la colère. Chacun a le droit de les exprimer, sainement, sans se voir juger. Alors déculpabilisez, avancez, essayez, apprenez, respirez, profitez. Profitez car vous n’aurez pas toujours l’âge de ce jour et votre enfant ne vous demandera pas toujours un câlin. C’est maintenant alors …

soyons sereins.


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Merci à vous de me lire et de m’encourager depuis ces quelques mois.


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