ON NE RESPECTE PAS NOS CHOIX

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Ces derniers jours ont été́ éprouvants. J’ai réfléchi longtemps à en parler ou non sur les réseaux. Car les réseaux ne sont pas la vie. Quelques mots jetés ne sont pas un reflet suffisant. Beaucoup de jugements peuvent en sortir. Néanmoins, je me dis que beaucoup de changements pourraient avoir lieu en communiquant. Je sais aussi que certains me découvrent par ce biais pour mieux comprendre notre vie.

Je fais partie de ces enfants qui ont été́ élevé́ en décalage avec la norme de l’acceptable. Je ne vous dis pas cela pour le plaisir de taper sur mes géniteurs, mais pour poser le cadre. Je n’ai pas besoin de régler mes comptes avec eux. C’est fait depuis longtemps. Néanmoins, c’est un fait qui révèle chaque jour un peu plus. L’un d’eux est particulièrement toxique. Ce qui m’a amené́ à des situations de violences par reproduction. Ces situations plus récentes, je les ai expliqué́ dans un article de blog où je parle de violences conjugales.

[Article du 18 décembre 2019, Les Violences Conjugales, et après ?]

[Article du 8 mars 2020, Je suis amour : je suis la femme d’aujourd’hui et de demain.]

[Article du 23 novembre 2018, Journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes.]

Avant mes 15 ans, j’ai débuté ce long travail d’analyses pour comprendre ce qui clochait en moi avant d’intégrer que ce n’était en fait pas moi. Mais bien, une personne manipulatrice, et pas à un petit niveau.

À 30 ans seulement, j’ai fait un travail avec une psychologue pour apprendre à me protéger, à protéger mon fils. Là, j’ai entendu aussi pour la première fois la notion de douane, de surdouance, de haut potentiel.

En reconstruction depuis 3 ans maintenant, il y a eu un grand ménage dans ma vie. Je suis passée d’un statut prometteur à … rien. Planquée par les services sociaux, en proie avec la justice pour prouver tout et n’importe quoi, à répondre aux demandes de médiations face à un ex conjoint violent (article aussi sur le blog ou l’art de survivre 2h face à ton agresseur sans tomber dans le pathos ou la violence), sans fringues, sans rien, sans boulot, envoyer sur les roses par quasiment tous mes proches.

Forcément qu’une nouvelle fois, je me suis vue comme le problème. Forcément les phrases assassines passées et présentes m’ont poussé́ à me recroqueviller sur moi-même. Forcément aller vers l’autre a été́ un cheminement. Forcément dire qui j’étais, était du domaine de l’impossible.

Certes. Tout cela a été. Mais, j’ai une force. Une force insoupçonnée par moi et d’autres. Une force dont je n’avais pas conscience avant de vivre l’improbable vérité́ de ma vie. Avec l’aide d’une poignée de personnes, dont mon conjoint actuel et futur papa de Baby Shaï-huluh (avis aux fans de fantastiques), je me suis relevée. Petit à petit, « mes proches », ceux-là̀ même qui m’ont taillé le costume trois pièces de l’année, oubliant d’avouer leur part de violences –parce que si à 30 ans, on essaye de vous envoyer des baffes ou de vous séquestrer avec votre enfant de 2 ans, le tout en vous insultant copieusement pendant les deux heures où vous pliez bagage à coup de « déviante », « salope », et autres, … il me semble que vous n’allez pas resté sans réagir. Cette épisode de violences familiales avait pour seul raison : le refus de voir mon enfant se faire hurler dessus car il avait caressé trop fort un chat, le mien en l’occurrence. Mais que demander à respecter ce choix, n’était déjà pas acceptable. Avoir une discussion sans hurlements encore moins. – , sont réapparus sans mise à plat du passé.

Je suis adorable en vrai mais pas sans cervelles. J’ai bossé fort à ma reconstruction psychologique. J’ai une résilience telle, mais pas un manque d’intelligence. J’ai accepté́ de faire « semblant », de retenter une troisième fois, ayant conscience que le degré́ de violences est de plus en plus élevé́ avec les années. J’ai choisi de ne pas polluer mon environnement actuel en parlant à très peu de personnes de la véritable relation que j’ai avec « ma famille ». Parce que c’est violent. Parce que ça fait peur. Parce que la Vérité́ amène le rejet. Parce que c’est aussi une faille dont certains se servent merveilleusement. Parce qu’avec mon aîné nous sommes déjà̀ atypique. Autant ne pas en rajouter une couche.

Je vois dans les yeux des autres, cette incompréhension. Bien sûr, comment comprendre que l’amour est violence dans ma sphère de référence?

Parfois je croise des gens cassés, comme moi, et c’est une bouffée d’oxygène également. Parfois, je croise des gens avec une douance similaire à la mienne, et là c’est le bonheur. Et voilà̀, la Vérité́ c’est que certaines personnes ne peuvent aimer, même si elles t’ont donné́ la vie. Elles ne peuvent soit pas du tout, soit le font dans des proportions qui n’ont rien à voir avec de l’amour. Selon le degré de douleurs et de peurs, ces personnes trouvent des stratagèmes pour montrer de l’amour, et continuent à se permettre d’être dans la violence, la manipulation, se justifiant qu’elles font tout pour toi. Est-ce acceptable ? C’est à chacun d’en juger. De juger de son degré de patience, de compréhension, d’analyses et de résilience. Malgré tout, il est important d’avoir en tête tous les paramètres. Dans la plupart des cas, tu restes une chose et la relation ne sera jamais celle tant espérée.

Alors? Comment fait-on pour vivre sereinement là-dedans? Pour grandir? Pour se faire des amis? Pour être soi? Comment devient-on parent? Comment protège-t-on nos enfants?

Tout le problème est là. Chacun de mes choix a été́ scruté et cassé. Chacune de mes émotions niées. Le tout jusqu’au rejet total du groupe « famille ». Puis, quand ils ont pensé́ que j’avais purgé ma « peine », « ils me reprennent ». Au début, cela va doucement. Le cycle est de miel. En psychologie, c’est la période de la lune de miel. Le cycle est long. Les choses repartent du début en quelque sorte. Alors, je me suis dit « Aaah je vais être capable de poser des limites et eux de les respecter. » Puis, par vague, les phases suivantes arrivent. Et comme j’ai bien bossé, je les vois. Mais, pas mon entourage, qui a été́ aimé et soutenue quotidiennement par sa famille.

Puis, avec mon conjoint, on a décidé́ de continuer notre chemin ajoutant à l’équation, un enfant. Les grossesses sont des temps forts pour bien des raisons. Mais dans la vie d’une personne, qu’on peut qualifier de pervers narcissique, c’est une perte de contrôle sur l’objet. Et l’objet en question, c’est moi.

Oui, cela vous paraît incroyable. Mais c’est bien une réalité́. Je suis son jouet. Encore. Les limites n’ont pas fonctionné́. Ma psy m’avait prévenu. Mais c’est tellement dur. Puis, pour beaucoup, la relation parentale est un due. Même pour mon conjoint qui constate tout, c’est compliqué à admettre. Et pour moi, c’est de nouveau une bataille.

Ces derniers jours, je me suis entourée des plus proches. Celles qui ont une confiance sans faille en moi. La liste des personnes manipulées pour arriver au fin de mon PN préféré́ s’allonge. Et moi, je garde ma sérénité́. L’enjeu pour mon PN est ici de garder le contrôle sur moi en se prouvant qu’il a raison.

Son objectif pour se sentir en puissance? QUE J’ACCOUCHE PRÉMATURÉMENT.

Ce PN, en souffrance, ne peut accepter que je sois heureuse. Alors il invente des challenges. Il se met en scène pour mieux amadouer les néophytes. De la manipulation d’un petit groupe de personnes à un très grand groupe, ce type de personnes a quelques ressources. Si l’on ne prend pas garde, elles peuvent mettre un sacré bazard dans le quotidien, juste pour soutenir leur ego. Juste pour garder le contrôle. Juste par conviction que le bonheur est interdit. A elle d’abord. Et aux autres. Juste pour avoir une emprise. Juste pour se sentir moins seules dans son quotidien terne. Juste par déni. Juste pour ne pas chercher en elles les ressources. Juste par refus de se connaître et de grandir.

Comment vous dire que j’aime mon passé.

Comment vous faire comprendre que je puisse encore avoir un lien d’attachement avec « ma famille » ?

Comment vous dire combien il est impossible de garder une relation avec eux ?

Comment vous dire que la haine ne motive pas mon quotidien ou mes propos ?

Ce qui est important pour moi est d’avancer sereinement, de me protéger. Si ce travail est ardu, il n’en est pas moins une renaissance chaque jour. Si ce travail est impossible à ces personnes toxiques, il n’en est pas moins la réalité. J’aime profondément ma famille. Je m’aime plus encore. Je ne laisse pas pour autant croire aux personnes toxiques, qu’elles dirigent ma vie. Je n’ai pas besoin de contacts avec eux non plus tant qu’ils ne réussissent pas à clore ces cycles de violences intergénérationnelles. Je ne peux leur dire ce que j’ai découvert sur les tabous familiaux, sur la vie sans créer un vide, une décompensation pour eux. Le schéma est le même que pour une personne psychologiquement malade. Que je sois moins est insoutenable pour mon PN préféré. Que je verbalise ce que je suis est intenable. Que je révèle mon enquête créerait une décompensation, qui à chaque pas amène à un nouveau cycle de violences que jusqu’ici je subissais. Alors, que faire ? Rien.

Je t’aime mon petit PN. J’aime ceux qui évoluent autour de toi.

Je ne dirais pas que cela ne fait jamais mal. Je dirais que si tu veux t’en sortir, tu t’en sortiras.

Moi je m’en sors.

Je crois en moi. Je crois en mes choix. Je crois en mes compétences de femme.

Je crois en mon pouvoir de femme.

JE VOIS MAINTENANT.

A toute fin utile : Si tu es un proche, tu es libre de croire ce que tu veux. Respecte au moins que notre vécu est différent, et garde tes rancœurs.

Ce n’est pas une guerre.

C’est du respect de l’autre, basique et normal dans bien des familles.

 Grand merci ! Je t’aime aussi.

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