Et après les violences conjugales ?

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Après quelques articles sur la bienveillance et les violences en tout genre, je vous propose aujourd’hui de m’accompagner sur le chemin de la reconstruction. En cette fin année 2019, où des mouvements comme #noustoutes, mettent en avant les féminicides jour après jour, où des journalistes informent des mécanismes de dissociation ou de sidération psychique, où des réalisateurs cherchent à casser les idées reçues sur les violences conjugales, où chacun.es se déchaînent pour dénoncer et prouver l’importance de la parole, moi je souhaite vous parler de parcours et de futur possible.

Nous parlons souvent de mettre à nue, comprendre ces violences, de comment partir de manière sécure, … oui mais après ? Parce que toute victime, homme ou femme, a un besoin immense de comprendre, de savoir qu’il y a un après les violences, un après les passages à la gendarmerie, un après les rendez-vous chez le psy, ou toutes les étapes qui permettent la mise en sécurité, la reconnaissance ou non de ces actes odieux, et une vie, une vraie vie. Un peu comme une renaissance. Surtout une continuité. Un après plein de compréhension de soi, parfois de reconnaissance par les autres, et surtout un refus de la victimisation.

Que vous ayez connu ou non cette situation, ou d’autres, il y a toujours un d’après. Tout est temporaire, à condition d’accepter et d’avancer. Je vais retracer grossièrement ces trois étapes pour vous prouver combien l’après a cette saveur si particulière de la réussite et de la maturation sur le chemin de la vie.

Samedi 14/12 à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), une femme a été tuée, poignardée par son conjoint.
C’est le 145ème féminicide de l’année.
On attend toujours un plan d’urgence de la part du Gouvernement et de Emmanuel Macron.
noustoutes.org
Source : Féminicides par compagnons ou ex

« La confiance et l’ego aveugle »

Vouloir être sans faille, accepter tout n’est pas une position sans danger.

Brièvement, mon avant était celui de la confiance. J’avais terriblement confiance en l’humain. Il ne pouvait y avoir qu’une explication aux violences : les personnes sont elles-mêmes malheureuses. Ma confiance me menait à être aveugle quant aux possibles de la nature humaine. Impossible que la situation n’empire. Impossible que la.les personne.s ne comprennent un jour leur erreur, et se ravisent pour toujours. Forcément qu’un jour, je serais reconnue pour tout ce que j’avais enduré, pour ma clairvoyance et l’aide que je donnais jour après jour. Bref, l’humain ne pouvait être si mauvais. Le mal n’existe tout simplement pas. Il faut juste être patient.e. Il est impossible que la situation soit dramatique.

« Dans l’œil du cyclone »

Malgré un optimisme infaillible, la situation ne s’améliore pas. Elle empire même. Au départ, les choses s’aggravent d’années en années, puis c’est de mois en mois. C’est long. Il y a des moments d’accalmie. Au départ, l’accalmie dure assez pour oublier. Les excuses sont là. Les changements semblent se profiler. Il y a même des petits cadeaux pour signer la réconciliation. C’est sûr, cette fois ça va marcher. Il faut lui laisser sa chance. Et pourtant, malgré un investissement toujours plus grand, une patience énorme, chaque année, c’est de pire en pire. Sauf que tu ne le vois pas.

Jusqu’au jour où, tu marches sur la pointe des pieds jusqu’à son réveil tardif. Tu dors avec tes enfants pour qu’ils n’aient pas peur. Tu durcies le ton pour faire comprendre que ça suffit. Tu refuses de te laisser impressionnée par ses appels au suicide et ses sauts par la fenêtre. Tu essayes de reprendre un boulot, mais il.elle te plante quand il faut garder les enfants. Les reproches vont d’ailleurs bon train. Ils semblent sans queue ni tête. Puis, tu caches les médicaments chez les voisins. Tu commences à parler doucement. Tu te questionnes sur le comportement tantôt dépressif, tantôt hilare, tantôt particulièrement colérique. Tu t’inquiètes pour cette personne car ces phases sont extrêmement courtes. De l’ordre de quelques minutes. Des spécialistes t’invitent à ne surtout plus laisser les enfants seuls avec lui.elle. Tu appelles enfin la famille à l’aide. Mais quand le déni est présent, il l’est souvent dans toute la famille. C’est alors qu’étonnement, tu découvres que tu deviens la cible des reproches pour la famille également. Finalement, eux préfèrent que tu gères le problème ; que potentiellement ils ont créé, il y a des années. Mais, interdit de fuir. Interdit de te mettre en sécurité, toi et tes enfants. Interdit d’être comprise.

Au moment où tu parles, tu reçois « des seaux de merdes ».  Les amis ne te croient pas car ils n’ont pas vu. En plus, vous êtes partis loin de vos proches pour un travail qu’il.elle n’a pas gardé. La famille te reproche de rester : « c’est ton choix ! Tu t’es planté. » Sa famille te menace « Si tu pars, tu es foutue. Tu vas casser notre famille. Tu seras seule. » Les voisins entendent les cris, te le disent, te voient courir chez d’autres voisins, et restent derrière leur porte. Néanmoins, ils confirment qu’ils ont constaté mais, shut ils ne le diront pas à d’autres. L’assistante maternelle te laisse les clefs de chez elle, au cas où. Mais shut, elle ne l’attestera jamais. L’assistante sociale t’apprend le cercle des violences. Elle t’informe (au mieux) qu’un logement sécurisé est disponible. Mais tu es trop secouée pour comprendre. Il faudra une énième nuit de terreur et de hurlements, et le décès d’une mère, ses trois premiers enfants dans ta ville natale, pour fuir pendant son sommeil tardif, sans préparation, sans vêtements, sans prévenir qui que ce soit car, il n’y a personne pour te soutenir.

La violence n’a pas de genre.
Néanmoins, elle est statistiquement plus présente contre les femmes.

Il y a trois solutions dans les violences conjugales:

soit vous le.la tuez,

soit il.elle vous tue,

soit vous vous suicidez.

Assistante sociale spécialisée dans les violences conjugales assurant l’accueil et l’accompagnement dans une gendarmerie.

Quelques connaissances, une assistante sociale et une association te retrouvent des vêtements et, un logement de mise sous protection. Cachés pendant quelques mois, tu vivotes en t’appuyant sur ceux disponibles, soit de parfaits inconnus. Des gens qui, ont connu la situation au mieux. Certains sont là par réellement compassion. D’autres vivent quelques frissons dans leur monotonie. C’est la vie. Chacun fait comme il peut. Puis, la situation se tasse, mais qu’un peu. Avocat, gendarmes, guerres téléphoniques, tu retrouves un premier logement temporaire. Encore une fois, ce sont les inconnus qui meublent, t’habillent, te soutiennent. A part quelques rares très proches et nouveaux amis, ce seront mes seuls soutiens. Heureusement, ils ont existé, et je les remercierais toujours, quel qu’ait été leur but.

« Un cheminement de longue haleine : accroche-toi ! »

Les mois passent entre avocat, gendarmes, assistante sociale de secteur, assistante sociale du CCAS (centre communal d’actions sociales), assistante sociale de la gendarmerie, assistante sociale lié au logement, pédopsychiatre du EDS ( Espace Départemental des Solidarités; anciennement CMS) et psychologue tout court. Il faut rassembler les pièces pour avancer, prouver, et sécuriser. A chaque premier et deuxième rendez-vous, tu dois prouver que ton but est le bien-être de tes enfants, le tien, et que non tu n’es pas simplement une mégère vengeresse/un monstre de manipulation égoïste. A chaque rendez-vous, avec tes enfants derrière toi, tu dois réexpliquer ton parcours, tes compétences, tes choix et ce que tu projetes. A chaque rendez-vous, tu revis tes terreurs. A chaque rendez-vous, tes enfants le revivent également. A chaque rendez-vous, vos nuits seront pourries par ces traumatismes. Et pas que pour une nuit. Au milieu de cela, peu de proches serreront les rangs.

Et comme chaque victime, tu feras de ton mieux. Peut-être culpabiliseras-tu. Sûrement pleureras-tu. Pourtant, reste droite dans tes bottes, ça va passer. C’est le moment d’accepter ces émotions, de les vivre et restez méthodique pour vous sécuriser durablement.

Viendra, si tu as un peu de chance, le temps du premier jugement. Tétanisée, tu feras de ton mieux. Accompagné d’association ou d’un proche dans le meilleur des cas, tu patienteras sûrement deux à quatre heures avant de te voir confronter à la personne à la fois aimée et redoutée. L’avocat adverse te chargera. C’est son rôle. Manipulateur.trice de haut vol, tu auras retourné contre Monsieur.Madame tout le système. Le juge jouera certainement la prudence sans reconnaître réellement qu’il y ait eu violence. C’est la première étape de ta reconstruction.

Il faudra encore une année, et quelques mois, pour revoir la lumière d’un jour normal dans une vie sereine.

« Etape par étape. Jour après jour. »

Une étape à la fois, tu avances au début jour après jour, puis semaine après semaine. Difficilement la vie reprend son cours. Au mieux, les assistantes sociales te poussent à ne pas reprendre une activité salariale avant une bonne reconstruction. Tu dépends donc du système que ça te pèse ou non. Doucement, tu trouves la force de nouvelles solutions. Tu accompagnes tes enfants du mieux que tu peux. C’est harassant et ingrat. Un jour, ça ira.

Vient le jour où tu obtiens un logement classique, comme tout le monde. Tu n’oses toujours pas expliquer ton quotidien à tes proches ou aux connaissances croisées. Que dire de toute manière ?

« Bonjour, moi c’est L. Ce que je fais dans la vie ? Bien j’essaye de me relever de violences conjugales non reconnues avec un ou deux amis proches à mes côtés et une panoplie d’assistantes sociales. Travailler ? Ah oui, j’aimerais. Ça me sortirait la tête de cette noirceur. Mais là, il faut d’abord que je remonte la pente pour ne pas glisser vers des abysses bien plus sombresPour mon bien-être et celui de mes enfants.»

Magnifique entrée en matière pour se présenter, non ?

Ça vous donne envie de débuter une amitié avec une personne comme cela, vous ?

Voilà, dans un premier temps, la difficulté. Créer du lien avec l’extérieur sans montrer combien tu es noiée. Montrer une facette de toi plus vraie, loin de cette situation dramatique. Retrouver celui.celle que tu as été avant.

Ensuite, lorsque tu as assez confiance en toi, tu reprends des activités plus normales. D’abord, quelques heures de travail. Tu soutiens qui tu peux, quand tu peux. Ça change les idées. Ça aide à avancer. Ce n’est pas juste que tu es une âme magnifique. Même si, oui oui, tu es une âme pleine de promesses.

Enfin, un jour, tu retournes au restaurant, au cinéma avec l’aide d’ami.e.s. Et là, c’est la vie qui te rattrape, enfin !

« Pas à pas vers le bonheur. »

Pendant cette traversée du désert, tu as peut-être pris le temps de te comprendre, te redécouvrir. En tout cas, je te l’espère. C’est cette quête vers ton moi réel qui permet, d’après moi, une guérison profonde et durable. Pas à pas, avec de l’aide, tu ressors de chez toi. Tu fais face à celui qui fût ton agresseur. Qu’il se soit détendu ou non.

Ne rêvons pas, rien n’évolue en six malheureux mois. Je parle ici de d’années de cheminement pour une vie presque normale. Je parle de soutien psychologique également. J’ai personnellement refusé toute médication. Je me suis soutenue par les fleurs de Bach, par l’alimentation grâce à une amie naturopathe qui m’est très précieuse. Une de ces amies qui n’a pas jugé. Une de ces amies qui comprend le cheminement et les difficultés de chaque protagoniste. Car oui, sur mon chemin, j’ai aussi trouvé de précieux soutiens. J’ai appris à dire assez abruptement ce qui est, à accepter de faire peur, et d’être rejeté par d’autres dont la vie est plus légère. J’ai compris que j’étais un être extrêmement sensible et que la sensibilité joue des tours. Que l’intelligence n’est pas gage de sécurité affective ou matérielle. J’ai appris que le mal existe. Oui, il est possible de l’analyser, le comprendre et de l’accepter ou non. En aucun cas, il n’est indispensable de le subir. Savoir dire non est devenu une nécessité. Refuser toute forme de violence permettra l’évolution profonde de notre société, également.

Ce champignon vénéneux
n’est pas en cause.

Néanmoins, j’ai aussi appris qu’il est contre-productif d’accepter la victimisation. Une fois ces phases clôturées, elles sont terminées. Pour se reconstruire, il est indispensable d’avancer, de se confronter à ses pires peurs à son rythme, de travailler sur soi-même de plus en plus en profondeur. Même si ce passé sera toujours ce qu’il est, chacun ses responsabilités ! Je garde les faits et cela s’arrête là. Le quotidien est parfois difficile mais aussi terriblement agréable grâce à ma volonté. Il est possible d’être heureux.se une fois toutes les étapes franchies. La peur est autorisée. Néanmoins, elle ne doit pas régir vos actes. Être conscient que certaines personnes sont toxiques au plus haut point et, reviendront frapper à votre porte régulièrement n’est pas un positionnement de victime. Il est être prévoyant. A vous d’apprendre à vous prémunir de la toxicité humaine.


Ainsi, lorsque l’on quitte une telle situation, plusieurs points me viennent pour un avenir radieux :

  • Organiser votre départ très secrètement en vous entourant de professionnels compétents : rendez-vous au Espace Départemental des Solidarités (anciennement CMS) de votre commune et parlez !
  • Trouvez une assistante sociale spécialisée en gendarmerie : OSEZ !
  • Garder le cap : ne retourner jamais auprès de cette personne.
  • Entourez-vous de pédopsychiatre pour vos enfants et psychologue pour vous.
  • Reposez-vous et prenez soin des vôtres.
  • Préparez-vous aux seaux de merdes, même avec vos proches. Prenez de la hauteur avec les avis des autres. Ils ne sont pas là quand la porte est fermée. Ils ne sont pas formés non plus aux violences conjugales et mécanismes psychologiques à la survie.
  • Trouvez un avocat et passer par la justice pour sécuriser votre avenir et celui des enfants.
  • N’attendez pas que les autres lancent les démarches. FAITES !

Documentez-vous pour comprendre votre parcours. Des associations sont présentes un peu partout pour vous écouter, vous soutenir, vous aider.

Une fois, ces moments difficiles derrière vous :

  • Sécurisez votre quotidien.
  • Entourez-vous de personnes de confiance, non jugeantes, disponibles à dose raisonnable.
  • Osez faire confiance à nouveau.
  • Créez de nouveaux beaux moments pour avancer.
  • Une fois, mieux dans votre quotidien, affrontez vos peurs.
  • Acceptez de dire non, de ne plus vous justifier et de vivre pour vous.

Affrontez son agresseur dans un cadre de médiation. Ne comptez pas sur le médiateur professionnel pour faire son boulot, et ne pas être agresser par des cris, injures, et reproches incroyables : il laissera faire ! Oui, cela donne à l’agresseur l’impression d’être soutenu. Ce qui n’aide en rien ! Ni lui, ni vous, ni personne. N’entrez pas non plus dans le jeu de votre agresseur : apprenez avec un professionnel formé à ne pas répondre à ses attaques, ni par d’autres attaques, ni par la violence verbale ou physique mais par des phrases magiques de contre-manipulation. Cela vous permettra de rester neutre et calme ; pas de régler vos comptes. Bien que vous soyez victime, prouvé ou non, le système ne vous protège en rien. Il est inutile d’offrir donc matière à vous couler. Malheureusement c’est ainsi. Vous êtes en vie, c’est la seule chose qui compte. Protégez-vous !

Comprenez que l’agresseur restera ce qu’il est. Acceptez cette information. Ne vous enfermez pas dans la peur de cette agresseur. N’acceptez pas qu’il réclame des comptes sur votre quotidien à tout bout de champs ou qu’il régisse votre vie, partiellement ou entièrement. Même si une journée tous les six mois, il.elle vous harcèle plusieurs heures par jour, vivez votre journée en coupant vos moyens de communication. Car oui, deux ans, trois ans après, il.elle continuera, quoique vous fassiez.

Dossier « Arrêtez la chasse à l’homme ! » dans le n° de novembre 2017 de Causeur

227 femmes seront violées aujourd’hui en France.

1643 femmes seront agressées sexuellement aujourd’hui en France.

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire.

Ces chiffres font froid dans le dos. Et pourtant, seulement 35 000 utilisations des hashtag #balancetonporc et #metoo. Une goutte d’eau en soi face à la réalité des actes, mais qui génère un déferlement d’attaques contre ce « harcèlement féministe »[1]  qui a lancé « la chasse à l’homme »[2].

Viol, harcèlement, sexisme : « La chasse à l’homme » est ouverte, vraiment ?! – 3 décembre 2017

Acceptez de rencontrer de nouvelles personnes. Trouvez de nouvelles activités pour vous retrouver. Dessinez-vous un avenir qui vous convient, au figuré puis au propre. Projetez-vous dans un avenir professionnel. Acceptez de ne pas être au top pour rebondir durablement. Tentez de nouvelles expériences.

Tout n’ira pas dans le sens souhaité. Il y aura des moments difficiles, voire très difficiles. Vous serez régulièrement incompris.e. Néanmoins, si vous travaillez avec vos émotions, vos parcours, vous trouverez un équilibre durable qui vous amènera à continuer votre vie sereinement, entouré de gens bienveillants.

« Et, après, alors ? »

Votre quotidien sera régi par vous-même. Il n’y aura des cris que si vous acceptez qu’il y en est. Il y aura du bonheur, que si vous le créez. Il y aura toujours des jugements et des remarques déplacées, des batailles à mener pour le bien-être de vos enfants et vous-même. Vous pourrez avoir le minimum de contacts. Et si vous vous entourez bien, vous ne serez jamais seul.e face à votre ancien agresseur. Vous le croiserez et pourrez minimiser l’impact négatif sur les enfants. Pour certains, cela passe. Pour d’autres, ça reste une galère. Néanmoins, vous aurez encore plus le choix d’ignorer ses attaques et crises, s’il y a attaques et crises.

Si vous passez les étapes, une à une, vous pourrez à nouveau faire confiance et reprendre une vie de couple, peut-être. Pour certains, c’est long. Pour d’autres, moins. Il y aura des comportements non négociables dans votre quotidien. C’est à accepter. Vous avez le droit à des émotions fortes. Vous avez vécu une expérience traumatisante et, grave. Peut-être choisirez-vous enfin les différences qui vous constitue. Vous apprendrez à vous détacher fortement du monde et, de ses regards agressifs. Vous vivrez. Et c’est ça qui compte.

Gardez espoir. Passez à l’action intelligemment.

Belle route à vous !


Pour aller plus loin:

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