Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes

Le 25 novembre

Journée internationale contre les violences faites aux femmes.

Aujourd’hui, je touche un sujet sensible, pour moi, pour tant de femmes, pour tant d’hommes. C’est compliqué d’écrire sur ce fait de société qui me touche personnellement. Quoi qu’on en dise, personne ne croit être violent, ne le dira ouvertement, ou ne réussira facilement à dire : « J’ai été victime de violence ». Et encore moins, « Je suis victime de violence conjugale. » Que ce soit dans sa famille, au sein de son couple, avec ses enfants. Cela reste très difficile. Et pourtant, il est IN-DIS-PEN-SA-BLE de parler, d’oser affronter, mais aussi de reconnaître ce qui ne sont que des faits.

Je vous parlerais donc des violences et des actions en place. Car il y en a. Bien sûr, elles peuvent être insuffisantes mais elles sont là. Il y a les actions liés aux institutions sociales. Il y a aussi les actions plus discrètes de tiers personnes. Je vais donc surtout dire merci.

Merci à toutes ces personnes qui ont su tendre une main, proposer des vêtements, des meubles, de la nourriture aussi, des jeux.

Trop peu de femmes se lèvent pour affronter leurs proches, les hommes qu’elles aiment, et finissent par soit rester dans la terreur, soit fuir avec de l’aide, soit …  Avec leurs enfants ou pas. J’ai cette chance d’avoir eu des oreilles pour me dire « Ce n’est pas possible ! Tu dois partir! », avoir rencontré des professionnelles qui m’ont ouvert les yeux, violemment, mais ouverts, et avoir fini par oser m’écrouler pour qu’on m’offre une porte de sortie. Sortir de ces schémas ancrés par un passé lourd est extrêmement difficile. Néanmoins, il faut parfois se retrouver totalement seule ou seul (oui messieurs, je ne vous oublie absolument pas !) pour enfin voir et enjamber le problème pour construire sur des bases saines. Je peux affirmer que c’est long, difficile, douloureux. Je peux le dire haut et fort car je l’ai bien vécu, quoique mes détracteurs osent encore en dire.

L’ONU propose 16 journées d’action contre les violences faites aux femmes, qui sont une campagne internationale qui a lieu chaque année, du 25 novembre (Journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (journée des droits humains).

La violence conjugale, c’est quoi?

La violence est donc multiple, et difficile à repérer. Celle qui est la plus difficile à prouver reste la violence psychologique.

 

Exiger, c’est contrôler. Le tout est manipuler. 

J’ai souvent entendu au fil du temps que insulter, casser des objets n’était pas de la violence. En effet, piquer une grosse colère une fois dans l’an n’est pas un problème. La colère peut-être saine si utiliser à bon escient. J’ai aussi eu des « Oui mais les hommes sont comme ça. » Franchement, non les hommes ou les femmes n’ont pas à être ainsi. Les parents non plus. Voilà ce qui advient lorsque ces comportements sont  justifiés par de tels propos. Voici ce qu’il advient lorsque la victime (homme ou femme) n’est pas entendu, soutenu, épaulé et accompagné.

Et non la violence conjugale, ce n »est pas juste de temps en temps. Trop de victimes et bourreaux justifient le tout en se disant que ça passe, qu’ils s’excusent mutuellement, et qu’en temps de crise ce n’est que temporaire. Voilà ce qu’il en est réellement:

Il faut savoir que ce cycle se reproduit, et se reproduit. Cela peut durer sur des années. Chaque phase du cycle est également plus longue au début de la relation. Ce qui donne l’impression que l’agresseur pique des colères régulières mais sans conséquences. Sauf qu’avec le temps, ces phases se raccourcissent, les violences s’amplifient, jusqu’à avoir atteint le haut de l’escalier présenté ci-dessus.

Et comment s’en sort-on ?

Je vais vous répéter ce qui m’a été dit par une professionnelle des violences conjugales, qui m’a posé la question.  Si vous avez un peu de temps, ne lisez pas immédiatement la suite et noter vos propres réponses sur un papier.

 

 « Il y a trois solutions: Il vous tue, vous le tuer ou vous vous suicider.

J’ai trouvé ces mots particulièrement choquant et pessimiste dans la bouche d’une professionnelle. Je laisse à vos réflexions pour le coup. En attendant voici quelques conséquences pour la victime.

De mon côté, je pense que pour sortir de ce schéma, il est nécessaire de couper les ponts avec l’agresseur, toutes personnes qui continueront à nier les évidences, et surtout sortir du positionnement de victime en affrontant la situation voir l’agresseur.

Oui, cela reste difficile. C’est également faisable. S’entourer des bonnes personnes est indispensables.

La violence conjugale, c’est une violence qui touche principalement les femmes. Elles commencent dans l’éducation qu’on donne à nos enfants, dans le positionnement que les hommes et les FEMMES d’une même société ont envers les autres et eux-même.

A Nantes, demain, le 24 novembre 2018, ce sont deux évènements qui sont proposés pour manifester contre les violences faites aux femmes.

Pour l’élimination des violences à l’égard des femmes,

 

Je me positionne personnellement au quotidien contre toutes violences. J’avais choisi, il y a déjà longtemps, la parole au silence. Depuis 3 ans, je choisis la parole vraie et positive, l’éducation responsable, le refus des affirmations, remarques négatives et néfastes.

Néanmoins, si besoin, je sais me défendre, …

RDV DEMAIN A NANTES,

et partout en France, pour refuser la violence à l’égard des êtres humains.

Je suis une femme. J’ai de la valeur. J’exige le respect.

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