La boîte à conneries de l’Education Bienveillante: 10 phrases clefs qui nous font bien marrer ! {PART 2}

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Pour les 1 an du blog, je vous proposais une nouvelle boîte à conneries version Education Bienveillante.

Le sujet étant vaste et long à traiter, je vous propose aujourd’hui d’en découvrir la seconde partie.

Bonne lecture!

 

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Pour se remettre dans le contexte, dans l’article précédent  {ici}, je vous avais parlé de la fessée comme méthode éducative violente et contre-productive, des parents imparfaits qui choisissent, de la culpabilité parentale, d’humiliation qui ne sert en rien au développement de l’être humain, et des règles en éducation bienveillante et positive.

Voici la suite.

 

6. « Il faut apprendre la frustration sans attendre. »

Olalaaa…. Un petit tour chez Isabelle Filliozat & Catherine Gueguen. Bien évidemment, il faut apprendre les émotions. TOUTES LES EMOTIONS: joie, colère, bonheur, tristesse, peur, … Et pour apprendre ses émotions, il faut les vivre. Pour les vivre, il est nécessaire de permettre à ses émotions de s’exprimer et donc à l’enfant de s’exprimer librement. De plus, l’apprentissage va de pair avec la maturation du cerveau qui débute à la naissance et se finalise à … 21 ans !!! Vous comprendrez donc sans soucis qu’un enfant de 2 ans est en proie à ses tempêtes émotionnelles sans pouvoir trouver les solutions dès sa première colère par exemple. C’est ainsi que l’adulte référent prend toute sa place au sein de cette apprentissage en incarnant l’être de confiance qui va être le réceptacle serein de ses tempêtes émotionnelles. De plus, l’ensemble des études traitant les neurosciences explique bien que l’enfant est en capacité de faire face à ses émotions après ses 5 ans. C’est bien sûr une moyenne. Pas de panique si l’enfant semble gérer sereinement avant ses 5 ans ou si au contraire il est en difficulté à 5 ans et un mois.

Chacun son rythme.

!!! Retrouvez ci-dessus une page sur les tempêtes émotionnelles écrite par Isabelle Filliozat dans son livre J’ai tout essayé.

 

7. « La vie ce n’est pas ça. » ou « Dans la vie, on ne fait pas ce que l’on veut. »

La vie, c’est pas du chocolat ! Bien dommage, n’est ce pas. Et oui, régulièrement la vie est pleine d’embûches. Néanmoins, la vie n’est pas non plus une fatalité. Chacun fait des choix et quelque soit le choix en question, il y a toujours des conséquences.

CHOIX = CONSEQUENCES

Toutefois, cela s’apprend. Comme tout le reste. Il est moins préjudiciable à l’enfant d’apprendre en douceur que d’apprendre brutalement. Que retiendra l’enfant d’un « tu ne feras pas ce que tu veux » ? Que la vie est rude. Que le choix ne lui appartient pas. Qu’il faut batailler, trouver un moyen détourné pour obtenir ce qu’il souhaite? Se sentira-t-il à l’aise pour faire des choix s’il a systématiquement peur des conséquences? Je ne pense pas. Mais bon, chacun son opinion.

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La vie n’est pas simple. Nous ne sommes pas obligés de la compliquer encore plus mais nous pouvons l’apprendre en douceur et sauter les obstacles à son rythme.

 

8. « L’éducation bienveillante créée des enfants rois et des délinquants. »

  • Une chronique expliquant le sujet sur Le Monde avec L’Education de l’enfant roi.
  • Les visions différentes de trois spécialistes de l’enfance sur Anamorel, ici.

Qui sont les enfants-rois? Qui sont les délinquants? D’un côté, la société définit les enfants rois comme des enfants ayant tout pouvoir sur leurs parents, des enfants sans limites, sous aucun contrôle. De l’autre, les délinquants dans l’imaginaire collectif sont des petites frappes issus de milieux défavorisés. On pense alors quartiers « malfamés ». Dans ces deux définitions, de nombreux stéréotypes ressortent.

Dans notre quotidien, dès qu’un enfant a un comportement inapproprié comme une colère dans un centre commercial, qui pourrait se manifester par des cris voir se jeter au sol en hurlant, notre inconscient nous lance des « enfants-rois », « enfants mal-élevés », etc. Je ne juge pas notre inconscient, j’ai exactement les mêmes programmations dans mon cerveau. J’aurais même tendance à avoir de prime abord un mouvement de recul. Néanmoins, après plusieurs années à étudier la question et travailler auprès des enfants, je sais que les comportements inappropriés sont des apprentissages nécessaires qui prennent des tournures plus ou moins gênantes, pour les parents. En effet, les premiers ennuyés restent les adultes. L’enfant, lui, est dans sa tempête émotionnelle. Il s’en contrefiche du regard des autres. De plus, tout cela n’est qu’une passade. L’enfant et ses comportements évolueront.

Ce qui pousse tout à chacun à penser que l’Education bienveillante et positive pousse les enfants vers des comportements inappropriés, c’est le fait de croire voir qu’il n’y ni cadre ni limite. Dans ces méthodes, il y a un cadre, des limites, des règles propre à la famille, d’autres propres aux mœurs et coutumes d’une société.

Enfin, cette méthode propose à un accompagnement personnel de chacun en respectant les besoins autant de l’enfant que de l’adulte, sans violence. Or, il a été mis en évidence que la délinquance est le reflet d’une éducation plutôt violente, et non d’une éducation pacifiste dans laquelle chacun est respecté en tant qu’être humain.

Je ne m’étendrais pas sur la question, ici. Je vous renvoie à mon tout premier article.

 

L’ éducation bienveillante, comment ?

Dans cet article, je parle de règles & de limites, justement.

La vie est un jeu de cartes

 

9. « Mais en faisant ainsi, tu donnes systématiquement raison à ton enfant. Il n’a pourtant pas toujours raison sur tout. Un enfant sait mentir. »

L’approche des réalités est différente d’une personne à l’autre. Vous l’avez déjà expérimenté lors d’une simple dispute. L’un a vu ça, l’autre a compris çi. Il est très difficile de s’entendre même en ayant vu la même scène et eu la même discussion. Les perceptions sont étrangement différentes.

Pourquoi ?

Simplement, parce que un mot dit ou une situation donnée renverra inlassablement à un mot entendu ou une situation vécue qui sera différentes d’une personne à l’autre. Ainsi, là où nous pourrions voir un mensonge, il pourrait n’y avoir qu’une situation vécue très différemment.

Cela me rappelle l’histoire d’un copain. Petit, il expliquait qu’un ours avait caché des gâteaux apéritifs dans sa chambre. Vraiment, nous nous doutons qu’un ours n’est pas venu prendre les friandises pendant l’apéritif sans qu’on ne le voit. L’adulte que nous sommes se dit qu’à cette instant l’enfant ment. Et en même temps, nous remarquons souvent que l’enfant croit à son histoire, et qu’il la défend réellement. Ce que j’entends à ce moment-là, c’est que l’enfant, en plein dans sa période imaginaire, a joué le jeu à 300%. Peut-être a-t-il pensé à un dessin animé et s’est-il vu comme l’ours qui cachait ses provisions préférés. Dans tous les cas, je ne vois pas là un mensonge bien grave, comme vous d’ailleurs. Cela ne me paraît même pas être un vrai mensonge mais plus un jeu. Chez l’enfant, tout passe par le jeu. Il suffit donc d’en faire de même pour régler la situation et permettre la réparation.

La seule chose que j’entends dans cette phrase c’est une peur qui peut être enjambé en prenant le problème sereinement. Nous avons tous besoin d’avoir raison. Pourtant vous pouvons également nous sortir de cette dichotomie bien/mal en refusant d’y entrer. Mentir/Ne pas mentir, faire bien/mal faire, joli/moche, … ne sont que des mots à connotation qui collent dans des cases des actions ou des objets. Comment comprendre si petit qu’une même action va poser problème dans un contexte et pas dans un autre ? Cacher un jouet à soi est différent de prendre un jouet dans un magasin et le cacher. Pourtant, la distinction bien/mal s’apprend avec du temps et de la patience ou en n’entrant carrément pas dans ce processus.

10.  « Les avancées scientifiques en éducation, laissez-moi rire. De nos jours, on ne peut plus éduquer sans apprendre un manuel par cœur. »

Ces derniers mots mettent en avant une demi-vérité avec laquelle je suis d’accord. Je suis en désaccord avec la premières parties de la phrase et en accord avec la seconde partie.

Les avancées scientifiques permettent de convaincre le plus grand nombre que nous sommes encore dans l’erreur pour partie. Elles ont une réelle importance dans une société où on aime palper nos réalités. Ce qui est quantifiable reste acceptable. Le qualitatif reste en second plan. Ainsi, il me paraît important de transformer en douceur en utilisant tous les arguments compréhensibles soit la science. Puis, tout de même, l’Education, comme les Mathématiques ou la Biologie est une science. D’ailleurs l’Education est étroitement lié à la Biologie comme nous le démontre Catherine Gueguen dans Pour une enfance heureuse.

Concernant la seconde partie, éduquer ou « accompagner vers l’autonomie » ne se découvre pas dans les manuels. En théorie, l’Homme a une faculté naturelle à s’écouter, à se comprendre et à agir en conséquence. En théorie. Avec notre vision occidentale, nous avons abandonné tout écoute de soi. C’est d’ailleurs très mal vu de « s’écouter », de « sentir les choses », de « s’investir dans son héritage familiale ». Il serait en effet plus simple se sentir que son enfant a besoin de manger, dormir, déféquer et d’agir en conséquence. Il serait plus efficace de l’accompagner plus naturellement. Toutefois, nous ne sommes pas tous en mesure de le faire dans un premier temps. Par contre, les lectures nous permettent de redécouvrir cette facette oubliée de nous-même et de nous donner des pistes pour accompagner au mieux sa progéniture.

Nous ne pouvons pas nous bloquer sur une unique méthode mais nous pouvons savoir que cela existe, est possible et peut être un atout au besoin. Tout simplement.


Pour clôturer la Boîte à conneries de l’Education Bienveillante et Positive, je voudrais remercier les personnes qui m’ont amené sur ce chemin.

Merci à Edouard qui a ouvert mes possibles.

Merci à Laetitia qui m’a fait donné l’envie d’en savoir plus.

Merci aux Francas 13 qui m’ont accompagné vers les premières bases d’une éducation alternative.

Hajni, Guy, Véro, Sophie, Axelle, Liliane, et bien d’autres.

Merci à toutes ces personnes avec qui j’échange quotidiennement sur ces questions, qui me poussent à questionner la logique des choix.

Florie, Elodie, Solène, Marine & Franck, Amandine, Dorine & Florian, Aurélie, Justine & Sylvain, Lucile, Samantha, Alexandra, Alizée, Fabienne, Caroline, Nico&Camille, et toutes les autres personne curieuses qui osent.

Merci à STOP VEO qui permet des échanges constructifs et d’où sont tirer les infographies de l’article.


 

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