S’alimenter sain sans devenir dingue

Manger.

Manger est une de nos premières préoccupations. Bien sûr c’est un besoin qualifié de primaire, nécessaire à notre survie quotidienne. Toutefois, nous aurions tort de réduire cet acte quotidien à un besoin à assouvir uniquement. En cette ère de pornfood, s’alimenter est à la fois un acte primaire, une mode, et un mode de vie, voire même une philosophie. Il n’y a qu’à voir les murs instagram pour prendre conscience de l’importance que la nourriture a dans notre vie.

La toile du net faisant son travail, nous sommes à la pointe de l’information en terme de régimes alimentaires. Omnivore, flexitarien, végétarien, végétalien, vegan, crudivore, frugivore, … il y en a pour tous les goûts, pour tous les organismes. A tel point, que nous nous perdons dans l’avalanche de termes plus ou moins complexe. Pour s’y retrouver et découvrir une partie des modes d’alimentations, je vous ai concocté le Glossaire des mangeurs. Avec cette petite mise au point, vos amis et vous parleraient la même langue. Fin de l’arrachage de tête de pour les uns, et de l’éternel « le poisson et le jambon sont des produits animaux, donc en manger n’est pas végétarien/végétalien/vegan ». Riez, riez, si vous n’êtes pas végétarien/végétalien/vegan. Je vous assure que cela fait râler la plupart d’entre-eux.

Ceci étant dit, comment fait-on pour s’alimenter sain sans devenir dingue ?

Anagramme de O'Contestiques


Partie 1 – Savoir ce que l’on souhaite pour soi.


 

  1. APPRENDRE A SE CONNAITRE SOI-MEME.

Bon, pas de secret, il faut d’abord apprendre à se connaître soi-même. « Un corps sain dans un esprit sain », tout ça, tout ça, c’est bien joli mais faire tourner en bourrique son corps en suivant TOUS les régimes à la mode, hyper restrictif, en courant du matin au soir, ne donne absolument aucun résultat à long terme.

C’est bien sympa d’avoir un bikini parfait/des abdos parfaits pour l’été 2016 quand on a 25 ans et pas d’enfants, mais est-ce que ce sera toujours le cas? Puis qu’est-ce qu’un bikini parfait/des abdos en béton avec tablette de chocolat intégrée? Bon, et à côté de ça, vous voyez une différence dans ces personnes au soit-disant corps parfait? Elles se ressemblent toutes… Oui, nous n’avons pas tous un corps sans un pet de graisses [Serais-ce nécessaire de rappeler qu’avoir un minimum de graisses est également utile à notre corps et à notre survie?] mais c’est la plupart du temps cela reste un corps bien à nous avec lequel nous cohabitons et qui nous convient au moins pour partie. Et si ce n’est pas le cas, à qui la faute?

Je vous laisse évidemment chercher la réponse car nous ne sommes pas égaux face à l’information, la désinformation et l’éducation alimentaire. […]

***

Première étape, chercher ce qui convient à NOTRE CORPS. 

Une belle aventure en perspective qui prend presque le temps d’une vie.

Patience, donc.

***

 

2. CHACUN SES NON-NEGOCIABLES.

Une fois, que cette partie décodage de soi est lancée, reste à savoir quelles sont nos non-négociables. Pour nos amis végétarien/végétalien/vegan se sera la souffrance animale. Pour nos amis naturistes (non pas ceux qui vivent tout nus => Cf le naturisme Glossaire des mangeurs) ce sera les produits dénaturés : « Qui veut une BN? ». Pas eux, c’est certain. Et, vous, qu’est-ce qui vous fait réagir/vibrer/rager/rire/crier « on nous ment »? Qu’est-ce que votre corps exècre?

Il est quand même important de noter que généralement si un aliment est présenté devant vous et que vous froncez le nez à sa vue et son odeur, ce n’est pas bon signe. Oui, nous avons été élevé dans le « goûte un peu »/ »tu n’as pas essayé »/ »fais le pour mamie ». Mais, bien qu’on adore mamie notre corps est là pour nous guider. Evidemment que vous pouvez goûter et être surpris. Mais vous pouvez aussi vous faire confiance. Oui, ça en éducation, c’est nouveau … Je vous assure que pour une vie épanouie et enrichie, c’est pourtant primordiale d’être à l’aise avec soi dans son corps et son esprit.

Goûtez si ça vous chante mais ne vous forcez plus à manger un plat qui nous écoeure au bout de trois bouchées. Votre corps vous fait signe. Ce n’est pas pour vous.

La politesse serait d’être tolérant avec toutes les modes d’alimentation, voilà tout.

¤ Ce qui est appétissant, passe bien mieux, non ? ¤

 

 

3. MANGER SANS FRUSTRATION.

A présent que ces deux pans importants de notre alimentation sont déblayées, que vous avez une idée de ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas, la pratique sans frustration.

Notre corps est intelligent. Si nous l’écoutons, nous découvrons qu’aujourd’hui nous avons envie de tel ou tel aliment. Ce n’est peut-être pas un hasard mais bien le fruit d’un beau travail entre les besoins de notre corps et notre cerveau. Ainsi, pourquoi ne pas l’écouter et voir de quoi il retourne. Cela évite dans un premier temps des frustrations inutiles et permet de réponder à nos vrais besoins.

Evidemment, il s’agit ici de rester raisonnable. Face à une société de sur-consommation, mon premier réflexe passé a été de me jeter sur le camenbert pendant mes révisions, comme d’autres sautent sur la pâte à tartiner. Avaler un camenbert par jour ou un pot de chocolat n’aide absolument pas notre corps, chacun en est conscient. Mais se prévoir un encas comprenant plusieurs aliment dont la portion de camenbert ou la tartine de chocolat-noisettes ne pose aucun soucis. Qui plus est, si vous fabriquez votre propre pâte à tartiner avec de bons ingrédients ! C’est également valable avec le fromage. Bien sûr préparer un camenbert, me semble un peu loin de mes compétences, mais un cottage cheese, pas de soucis. D’ailleurs, la recette que j’ai utilisé tout l’hiver est ici. Il est également possible de la faire en version lait de vache, très simplement. N’hésitez pas à la réclamer si vous souhaitez que je la publie rapidement.


Partie 2 – Utiliser un outil simple et fiable.


 

Un menu hebdomadaire-Ete 2016

Etablir des menus, tout simplement.

Une des techniques les plus appropriées pour manger sain sans devenir dingue est d’accorder 15 minutes par semaine à établir un menu hebdomadaire.

Je vous rassure, rien de trop contraignant à suivre un menu. Contrairement, à ce que l’on pourrait croire, avoir un menu affiché dans sa cuisine est une aide.

 

*** Les avantages du menu ***

1/ La facilité et tranquillité.

C’est la fin des « mais qu’est-ce qu’on mange? ».

2/ L’efficacité et la rapidité.

Comme vous sautez la question du « quoi », vous passez directement à la mise en pratique en rentrant.

Pour un peu, vos grands-enfants et votre chéri mettront la main à la pâte sans difficulté. La participation à une étape de chacun est aussi source de solidarité familiale. Le premier rentré met en route les cuissons lentes (coucou les lentilles, les pois chiches, etc). Le second coupe tomates, concombres, et champignons. Le troisième met la table et prépare la vinaigrette. Le quatrième toaste l’avocat. Et voilà vous avez une salade complète de légumes avec des toasts avocat-piment d’espelette sans avoir passer la soirée à cuisiner.

Bon évidemment soit vous habitez dans une coloc super organisée, soit vous êtes l’heureux parents de deux grands enfants autonomes au moins. Si, si c’est faisable mais il faudra attendre que Noah est dépassé les 6 ans pour le maniement du couteau. En attendant, mettre la table et vous secondez reste à sa portée.

3/ Et enfin, le coût.

En effet, élaborer des menus en amont des courses, permet également de faire uniquement les courses nécessaires. Pas de frais particulier en plus. Si en plus vous alliez ça avec les courses au drive, vous êtes au top !

Si comme certains de mes amis, je vous ai convaincu, voici le document que j’utilise chaque semaine.

Menu
Etablir des menus hebdomadaires, c’est facile! C’est mieux quand c’est joli.

 

Il vous plait ? Télécharger le en cliquant ici : Modele de menu blog

 

***

Nous savons ce qui nous convient. Nous avons établi des menus. Et maintenant?

A présent, je vous propose de nous retrouver en cuisine autour de la question de la temporalité. Tous mes amis me disent « je n’ai pas le temps ». Personnellement, je dis « je n’ai pas pris le temps ».

Comment s’organisez avec nos emplois du temps, nos activités chronophages, nos vies à courir entre métro-boulot-dodo et le temps passer en cuisine?

Et bien, voyons cela dans un prochain article !

***

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Pensez à me le faire savoir. Liker l’article, partager-le et donnez moi votre avis en commentaire.

Merci par avance ! 

 

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Nicolas dit :

    Le plus dur pour moi c’est de trouver l’équilibre entre l’écoute de son corps, pour éviter toute frustration; et la raison pour éviter toute boulimie qui au final serait néfaste pour le corps. Le corps, même s’il est bien fait peut à certains moments nous réclamer des choses qui seront mauvaises pour lui a longs termes. La raison et le corps sont 2 choses complémentaires qu’il faut écouter, l’écoute du corps seule ne suffit pas pour avoir une bonne alimentation.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton retour Nicolas. Je te réponds un peu plus tard. Car ton retour fait écho à mes dernières lectures et recherches sur la question. Dans l’immédiat, c’est l’heure de s’occuper des enfants. 😄

      J'aime

    2. Pour revenir à ce que tu disais, ce que réclame le corps naturellement semble a priori nécessaire à son bon fonctionnement. Toutefois, tu exprimes une difficulté possible entre des besoins qui seraient contraires à ce que le corps réclame. L’esprit et le corps seraient ainsi en contradiction. Il faudrait alors faire appel à la raison.

      Tout d’abord, il semble important de rappeler que la boulimie est référencée comme un trouble des conduites alimentaires liées à une pathologie, donc une maladie. Ce n’est pas une conduite caractérisée de « normale ». Il est clair que cela doit être pris au sérieux avec un suivi adapté. Si tu as utilisé ce terme pour caractériser une envie, c’est évidemment très différent. Nous avons chacun le droit d’avoir des envies et de les satisfaire raisonnablement en fonction de soi uniquement.

      Ensuite, là où je me questionne c’est sur la partie « le corps, même s’il est bien fait peut à certains moments nous réclamer des choses qui seront mauvaises pour lui à longs termes » type nourriture issue de fast food hebdomadaire (enfin là c’est comme ça que je l’entends de manière caricaturale. Comment l’entends-tu? ). En réalité, est-ce bien le corps qui réclame cela ? N’est-ce pas plutôt l’esprit? Si une personne avait été élevée sans ces visions de nourritures rapides et que son must était la tarte aux fraises. Il réclamerait de la tarte aux fraises, non? Je pense que là nous touchons à une question d’éducation, plus que biologie. Le corps peut avoir besoin de réclamer du sucre, de la graisse, comme des fibres ou des protéines. Maintenant, ce n’est pas mal d’avoir envie/besoin de sucre/graisses/fibres/protéines. Le comportement qui est moins adapté est de sauter systématiquement et quotidiennement sur la fameuse tartine de beurre-miel/confiture ou beurre-camenbert. Nous pourrions tout aussi bien lui apporter son besoin en sucre/graisses en se proposant une banane et un demi-avocat comme encas. Il est ainsi possible de répondre aux besoins réels du corps en appelant à l’aide la raison parce que notre éducation et histoire culturel fait que nous avions toujours enfant le pain/beurre/confiture.

      Enfin, il a bien été mis en évidence que le sucre fait appel à une partie de notre cerveau lié à celle des addictions. Le sucre agit comme une drogue sur notre cerveau, qu’il soit naturel ou raffiné. Tout simplement car comme le gras, il est utile à la survie de l’homme. Il est juste important de le savoir et de se proposer une nourriture équilibrée et naturelle. Il est également important de retenir qu’un tout-petit enfant a besoin de sucre mais que pour son bien-être il vaudrait mieux qu’il soit non raffiné et donc naturel autant que possible, au moins les premières années de sa vie. Cela relève toujours d’une question d’équilibre : ni trop, ni trop peu.

      C’est donc bien un équilibre esprit/raison/besoins/corps.

      C’est également lié à nos habitudes alimentaires et culturelles.

      Pour information, en 1980, un français consommait par an 5 kg de sucre. En 2013, c’est 35 kg par an et par personne.

      Je te remercie pour ton retour qui me pousse à travailler sur des articles plus poussés, avec plus de références scientifiques. Ton commentaire me donne envie justement de vous parler du côté biologique et culturel de l’alimentation aujourd’hui. C’est passionnant.

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